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Au cours du premier quart du début du XIXème siècle, de nombreux actes de naissances font défaut, suite à la création de l'état-civil, auquel le peuple ne pense pas systématiquement, se limitant aux actes de baptêmes.

Le problème se posait alors au moment du mariage civile obligatoire au moment du mariage religieux, car les intéressés devaient justifier de leur acte de naissance. Faute de cet acte civil, seule une décision de justice pouvait résoudre cette omission. C'était la tâche du juge de paix et da juridiction locale de première instance. La décision de justice était fondée sur les témoignages des proches et témoins ainsi que sur les éventuels écrits. Malheureusement cet acte judiciaire pouvait présenter des irrégularités. En voici un exemple :

- Dans l'acte de mariage de MESRINE Antoine et de GARESTIER Marie le 01/12/1846 à MOUSSAC, l'épouse est inscrite née le 01/11/1824 à MOUTERRE suivant l'acte de notoriété dressé par monsieur le juge de paix du canton de L'ISLE JOURDAIN le 15/11/1846, homologué par le tribunal de première instance le 24/11/1846. Elle est mentionnée fille de GARESTIER Fleurent et de feue MESRINE Jeanne.

- Cette filiation permettait de poursuivre en théorie la recherche de cette ascendance. La recherche s'est avérée vaine au départ. Par chance Fleurent est un prénom peu usité en cette période et lieu. J'ai donc trouvé plusieurs unions et un décès le 02/09/1852 à MOUTERRE, pour GARESTIER Fleurent. Dans ce dernier acte, Fleurent est dit veuf en première noce de JAMET Babet (Marie Elizabeth unis le 20/01/1795 à ADRIERS), en seconde noce de EBRAS (HEBRAS) Anne (unis le 17/06/1805 à MOUTERRE) et en troisième noce de SOUCHAUD Marie (unis le 04/05/1818 à MOUTERRE). A ce moment précis, aucun élément ne mentionne encore la nommée MESRINE Jeanne. Un autre GARESTIER Fleurent ? Non, l'âge de l'intéressé est concordant sur l'ensemble des actes.

- Je procède donc à la lecture de l'ensemble des actes, afin de rechercher des éléments. C'est lors de l'étude de la troisième union avec SOUCHAUD Marie qu'un élément me frappe. La mère de la mariée est dite MERINNE Marie. Il m'est déjà arrivé de rencontrer ce type d'erreur dans des filiations où la grand-mère est citée à la place de la mère.

- Tout laisse à penser que finalement GARESTIER Marie était la fille de GARESTIER Fleurent et de SOUCHAUD Marie dite Jeanne.

Tag(s) : #Recherches personnelles et méthodologie

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