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Il fallait que ça arrive ! J'ai enfin trouvé le temps pour aller découvrir les archives départementales de la Vienne, à Poitiers. C'était je l'avoue, la première fois ! J'en profite donc pour vous expliquer les démarches à réunir, pour entrer dans ce temple des écrits anciens.

http://www.imagerun.info/img025/p31tioe667gm286g.jpgA mon arrivée dans le hall d'entrée, j'ai été chaleureusement accueilli par trois personnels des lieux. Lorsque je leur ai dit que c'était la première fois, il m'a tout de suite été répliqué qu'il y en aurait d'autres. Il s'en est suivit quelques plaisanteries que j'ai moi-même poursuivit. Après avoir présenté ma pièce d'identité, pour me faire délivrer une carte valable pour l'année, le "sésame" des lieux, je suis entré en salle de lecture. Il est impossible d'y pénétrer avec un sac ou des crayons à encre. Seul le crayon de papier que l'on peut trouver sur place est autorisé. Il est possible d'utiliser son appareil photographique, pour numériser les documents, mais sans le flash.

http://www.imagerun.info/img025/9xs52b61rtu6bnzu.jpgJ'ai pris attache avec la responsable de la salle concernant ma requête particulière liée à l'existence d'un procès-verbal de découverte de cadavre, de l'année 1880 (voir les articles : "Et si la généalogie permettait de retrouver l'identité d'un inconnu"). En raison de ma demande peu habituelle pour les employés, j'ai reçu l'aide de deux charmantes hotesses, ce qui n'a pas manqué de faire jalouser les habitués. Le peu de fond indexé se présentait sous plusieurs côtes avec un contenu plutôt aléatoire. Ces fonds étant très rarement demandés, j'ai même été sollicité pour renseigner le personnel sur son contenu, à la fin de ma consultation. Il suffit de passer commande du ou des côtes désirées, sur l'une des deux bornes informatiques, avec sa carte d'entrée qui possède un code barre d'identification. A l'aide du clavier et d'un système de "douchette" (lecteur de code barre) comme au supermarché, vous mentionnez le numéro de votre place et validez les données avec un second code barre sur la console. Les documents sortent toutes les trente minutes. Lorsqu'ils sont prêts, un témoin lumineux vous avise à votre emplacement de lecture. J'ai donc recherché dans les fonds en vrac de la Gendarmerie, pour la deuxième partie du XIXème siècle. Je n'y ai pas trouvé le document espéré. Il y avait essentiellement des écrits au préfet, pour des baux et les réparations des casernements, des demandes d'avancements et des informations de mutations d'officiers et de commandants d'unités. Dans le lot, j'ai tout de même pris note de quelques documents particuliers que je commenterai dans de prochains articles.

Ma présence a même été utile pour une généalogiste qui n'arrivait pas à décripter le patronyme d'une ascendante maternelle, en raison de la féminisation du nom, comme cela arrivait souvent dans les actes anciens, pour les femmes (par exemple le patronyme BARDEAU pouvait devenir BARDELLE pour une fille de BARDEAU).

C'était une surprenante et agréable après-midi... effectivement, j'y retournerai...

Tag(s) : #Carnet de route

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