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GOURDAULT Pierre Jules Auguste nait le 18/05/1880, dans le 13ème arrondissement, à PARIS. Il décède des suites de blessures de guerre, le 05/01/1915 à l'hôpital militaire à GIVENCHY LE NOBLE (62). Il est le fils de GOURDAULT Pierre et FONSSE Léonie Marie. Il est l'élève de Marcel-André BASCHET (1862 - 1941), peintre portraitiste français, des célébrités de l'époque (Sources : Archives Communales).

Attiré par l'Afrique, il avait eu pendant deux ans son atelier à Tunis. C'est de cette période que datent Caravane dans l'oued de Gafsa, Oliviers à Sidi-bou-Saïb ou les Cavaliers arabes (Sources : Wikipédia).

Sa participation à l'exposition hispano-française de Saragosse de 1908, permet de renforcer les liens économiques entre les deux pays. "... Il fallait donc dire quelque chose dans un seul et même langage, qui ne fût ni l'une ni l'autre langue, pour être compréhensible à la fois pour la foule qui passerait. On s'arrêta à l'idée de deux tableaux peints à l'huile dont le secrétaire de l'Union, M. Jules Bloch qui en avait suggéré l'idée, confia l'exécution, sous sa direction, à M. Gourdault, jeune peintre de talent, ancien prix de Rome. L'un des tableaux représentait une gare sur bord d'une rade. Au fronton de cette gare frontière, les deux drapeaux espagnol et français claquaient au vent. La rade était pleine de grands vapeurs chargeant et déchargeant de nombreux ballots ; la gare était encombrée de wagons pleins de fruits, de caisses d'oranges, raisins, etc... avec un peuple de coltineurs travaillant ferme. Et par-dessus la fumée d'un train qui filait vite à sa destination, la France, un soleil merveilleux resplendissait. Il était en effet merveilleux, ce soleil, car dans son éclaboussement d'or, au zénith du tableau, il portait ces mots : "Ayer, el commercio Franco-Espanol", écrits en lettres d'or sur un ruissellement de doublons et de louis qui se projetaient en gerbes avec une respectable liasse de billets de mille. Et afin que nul n'en ignorât, un cartouche portait en deux langues l'explication de cet Hier si beau d'activité et de fortune, dans un style aussi concis que possible. "Hier 1872-1892". "Pendant cette période les relations commerciales entre l'Espagne et la France étaient très actives en raison des tarifs douaniers réciproquement favorables. Les échanges ce sont élevés jusqu'à 643 millions de francs". (voir 1886). L'autre tableau, faisant pendant à ce premier, nous donnait la même gare au de la même rade. Mais la gare est vide... " (Sources : Exposition hispano-française de Saragosse de 1908).

Il meurt 
prématurément au cours de la Première Guerre mondiale, alors que sa notoriété s'affirmait déjà. À deux reprises il avait été logiste pour le prix de Rome. Enterrement dans les Deux-Sèvres avait été remarqué en 1910. En 1912, Promenade sur la plage lui valut le prix national du Salon (Sources : Wikipédia).
Auteur de "L' entrée d'un troupeau de moutons dans une ville d'Espagne" (1912), conservé avenue Léon Gourdault à CHOISY LE ROI (94), Grand prix du salon de 1912. L'artiste en fit don à la commune de CHOISY LE ROI (Sources : Patrimoine de France).

Il a été frappé le 28 décembre 1914 par un obus à la tête. Ses camarades voulant le transporter dans une civière, il refuse, veut gagner l'ambulance à pied. Mais il s'étonne d'être dans l'obscurité, demande pourquoi il fait si sombre. On s'aperçoit qu'il doit être aveugle. On le rassure cependant et on l'accompagne à l'arrière. Il devait mourir huit jours plus tard, le 5 janvier 1915. (Sources : Lecture pour tous 15/09/1916). Son décès est retranscrit à la mairie du 13ème arrondissement à PARIS, le 03/07/1915.


Artiste peintre, soldat de 2ème classe (caporal certainement à titre posthume) au 4ème régiment de Zouaves de marche, 24ème compagnie, sous le n° 1000, il tombe au champ d'honneur, en décembre 1914 (Sources : archives militaires et acte de décès).

 

Une exposition posthume de ses oeuvres fut organisée du 11 au 30 avril 1919, au cours de laquelle M. le Président de la République, s'avançant vers le portrait que l'artiste fit de lui-même (Autoportait en Zouave) à la veille de son départ aux Armées, fixa la croix de la Légion d'honneur sur le rebord du cadre. Décoré de la croix de guerre. (Sources : Guerre de 1914 - 1918, tableau d'honneur, morts pour la France).

Il était l'époux de MARTIN Anastasie Prudence Marie avec qui il résidait au 65 boulevard Arago à PARIS 13ème, avant son départ pour la guerre, en 1914. Celle-ci est plus connue sous son nom d'artiste peintre : MARTIN-GOURDAULT Marie (1881-1938), dont les huiles sur toiles sont toujours très prisées de nos jours.

Une rue et une école portent son nom dans le 13ème arrondissement à PARIS.

- Dans l'état actuel de mes recherches, je n'ai pas encore trouvé un éventuel lien susceptible d'exister entre mes origines et la branche de l'artiste.
J'ai mis à jour sa biographie sur Wikipédia !

Tag(s) : #Biographies

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