"LESS WORK, MORE FAMILY" *
* moins de travail, plus de famille
* moins de travail, plus de famille
Au cinéma, il n'est pas rare que les incultes signent d'une simple croix. Dans les actes, il est souvent mentionné, dans des temps plus reculés où nos aïeuls n'avaient que très peu d'éducation, que les témoins ne savaient pas signer. Dans un acte de mariage de 1817, de la commune de HOCHFELDEN, située dans le Bas-Rhin (67), j'ai découvert en bas de l'acte des croix avec les mentions de leurs auteurs respectifs.
"marque de la mère du futur", "marque de la future", marque de la mère de la future", "marque de paratre de la future".
La commune de MOUSSAC SUR VIENNE ne doit pas être confondue avec l'autre paroisse de MOUSSAC SUR GARTEMPE rattachée à celle de MONTMORILLON le 01/05/1822. Cette première paroisse est située sur les hauteurs entre les deux vallées des rivières de la Vienne et de la Grande Blourde.
Les début et fin de l'année 1689 ayant été très pluvieuses, le prêtre de cette paroisse n'avait pas pu se déplacer dans les lieux retirés pour donner les saints sacrements aux mourants.
"Le vingt cinq janvier mil six cent quatre vingt neuf a été enterrrée Suzanne Augry de
l'age de soixante et dix ans ou environ qui a reçu le sacrement de penitence, n'ayant pu passé la rivière de Blour pour luy porter la Sainte communion ont assisté René Debies son fils, François
Bombard son gendre, René Grimaud et autres qui ne savent signer. Brisson curé de Moussac sur Vienne"
"Aujourdhuy sixième jour de décembre mil six cent quatre vingt neuf a été enterré au
cimetière de Moussac Hilaire Grimaud du village des Effes veuf de l'age d'environ soixante ans qui n'a reçu que le sacrement de penitence n'ayant pu lui administrer les autres sacrements pour
n'avoir pu etre audit acause de l'inondation de la riviere ont assisté Jacques Grimaud son frere, René Grimaud, René Debies et autres qui ne savent signer. Brisson curé de Moussac sur Vienne"
Je suis donc allé vérifier à la mairie de SILLARS, ce fameux décès de TABUTEAU Germain,
le 19/08/1959. L'acte en question existe bien, mais au nom de TABUTEAU Maria Germaine, veuve PINAUD Julien, décédée au Querrioux. Elle est mentionnée née à LATHUS le 26/09/1884 à LATHUS de
TABUTEAU Jean et de BEURGUET Marie, soit six mois après le dit Germain et trois jours avant son décès.
Les deux individus ne sont pas particulièrement proches, même s'ils ont une ascendance commune aux sixième et septième générations avec le couple TABUTEAU Pierre (1683-1751) et BERTHOMER Louise (1696-1757).
Il s'agissait bien d'une erreur de retranscription de six pages d'intervalle, de la part de l'agent de l'état-civil, au grand dam de "ballendar", l'un de mes blogueurs favoris, qui rêvait déjà d'une "enquête policière généalogique".
Au cours d'une petite recherche, je suis allé me balader sur la commune de MORTHEMER, fusionnée avec les communes de SAINT MARTIN LA RIVIERE et SALLES EN TOULON, le 03/07/1969 pour créer la commune de VALDIVIENNE.
J'ai pû y découvrir le splendide château et son son église attenante qui dominent la
commune, en bordure de la Dive, où John Chandos, capitaine anglais de la guerre de cent ans, mourra le 01 janvier 1370, après avoir été blessé la veille au pont de LUSSAC LES
CHATEAUX. Malheureusement, l'entrée est clairement interdite au public avec de multiples panneaux.
Un petit tour au cimetière m'a permis de découvrir des sépultures peu communes sur le
secteur. Il s'agit des deux cryptes des familles GUILLON et LEVESQUE qui font respectivement environ 6 et 21 m² à la surface. Il est mentionné neuf personnes dans la plus petite.
Derrière le cimetière est visible une impressionnante chapelle de 50 m² et de près de
8,50 m de haut, de la fin XIXème ou début XXème siècle. L'accès se fait par une brèche dans le mur d'enceinte. Le site d'environ 1825 m² est totalement dévasté, les végétaux ayant été arrachés.
Les vestiges d'un bassin en pierre (bassin d'agrément ou cuve baptismale) de trois mètres de diamètre est partiellement comblée par des gravats.
Le portail de la chapelle indique l'inscription : "Je suis la résurection et la vie".
Aucune mention de l'identité de la famille n'est visible sur l'écu ou les vitraux des lieux verrouillés. La chapelle trouve ses fondations sur une grande dalle en béton présentant des aérations
et supposant la présence en sous-sol d'un sépulcre. Ce site lugubre est digne des meilleurs décors de films d'horreur.
En l'état actuel de mes recherches, j'avance donc l'hypothèse que GODARD Madelaine (née vers 1818-1820), mère de GODAR Clémentine, est fille de GODARD René et de GODARD Jeanne. Je n'ai pas trouvé le lien, mais il y a de fortes chances qu'il s'agisse de GODARD Magdelaine (née le 28/11/1816 à ADRIERS), car curieusement celle-ci s'est mariée tardivement en 1852, à l'âge de 35 ans.
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