Lorsque le prêtre demandait le nom de l'épouse à son père au XVIIIe siècle.

Publié le par GénéaBlog86

Cela fait un certain nombre de fois que je constate une erreur récurrente dans les actes paroissiaux des XVIIe et XVIIIe siècles qui me poussent à partager mon constat avec la communauté généalogique.

En effet, cette erreur de l'officiant et rédacteur du mariage pourrait bien si elle était aussi courante que je le pense [à moins que cela soit purement local, même si je l'ai confirmé dans plusieurs communes distinctes] permettre à certains de débloquer leurs branches les plus lointaines.

Pour les mariages les plus éloignés, on est souvent confronté à la limite des sources et à l'existence de registres paroissiaux anciens. On finit par se dire que l'acte de mariage tant espéré n'existe pas... et pourtant. "Mais comment le savoir ?".

A première vue c'est impossible sauf si vous remarquez notamment lorsque les prénoms ne sont pas aussi communs que Jean et Marie, que la femme ne présente pas toujours le bon patronyme à la naissance de ses enfants, laissant penser à une erreur du rédacteur et pas à un autre couple et je parle bien de noms différents, pas d'orthographes approximatifs ou de variantes. En recherchant sur ces deux noms, vous pourriez bien avoir une bonne surprise.

La deuxième possibilité consiste à trouver une union qui pourrait correspondre mais dont le nom de la femme n'est pas le bon. Si les sources sont suffisantes et après confirmation de toutes les données et collatéraux vous pourriez bien découvrir que le nom de l'épouse lors de l'acte de mariage est tout simplement celui de sa mère, alors que par la suite à la naissance de ses enfants, elle porte bien celui de son père donné lors de son baptême.

Pour que cela soit plus clair, je vous présente mon dernier exemple traité :

Mon ancêtre est indiquée lors de son mariage, la fille de POUJOLLON Maurice et de GUILLOT Marguerite. Je n'arrive pas à trouver le mariage de ces derniers unis avant 1709. Néanmoins, je croise le couple POUJOLLON Morice époux de BRUNET Marguerite en 1708, sur un acte non filiatif, difficulté supplémentaire. Un autre couple ? Non, en fait ce second couple n'apparaît jamais plus et aucun enfant du couple recherché n'existe avant 1708. En raison de son acte d'inhumation, je trouve aisément l'acte du baptême de GUILLOT Marguerite, où celle-ci est indiquée fille de GUILLOT Louis et de BRUNET Jeanne. A son mariage, elle a été nommée du nom de sa mère. Cela doit naturellement faire l'objet d'une confirmation étayée par la présence des proches et témoins. CQFD

D'où l'interrogation supposée de monsieur le curé au père de la mariée, au moment de rédiger l'acte :

- Quel est le nom de l'épouse ?

- BRUNET ! (en pensant à son épouse défunte).

Par contre il ne m'est jamais arrivé de trouver un époux porteur du nom de sa mère à son mariage, sauf bien sûr s'il était enfant naturel de père inconnu. ;)

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GARNAUD J-P 15/02/2019 15:59

Intéressant cela peut éclairer sur certaines situations